The art HyperBrut
L'art HyperBrut
El arte HyperBrut
Résumé : Porte, repeindre, et 1er coup de pinceau -> équilibre dans le geste et résultat du geste
- Comparaison peintures et dessins d'avant -> recherche coup de pinceau final
- Reposé pinceau
- Découverte qu'il y a d'autres équilibres
( chewing-gums, façade d'immeuble, métal rouillé ... )
- D'autres personnes dans mon entourage ressentaient cet équilibre
- Nommer cet équilibre : Geste-Brut
- Attraper et montrer le Geste-Brut : photos, vidéos, son, installation, performance... -> échec
- Signer directement le Geste-Brut : autocollant code barre -> échec
- Création d'une forme d'art : l'art HyperBrut. Le rôle de cet art est d'attraper et montrer tous les Geste-Brut à l'endroit où ils se trouvent au moment où ils se trouvent, comme si à chaque instant il signait tous les Geste-Brut.
Pour expliquer l'art HyperBrut, je vais commencer par l'histoire d'une porte. Cette porte c'est celle-ci
:​
Porte_MG_5505 2 - copie.jpg
et l'histoire est que je voulais  repeindre cette porte, la repeindre complètement. Mais le premier coup de pinceau que j'ai posé dessus, ce premier coup de pinceau il m'a surpris, troublé. Il m’a surpris, troublé pendant que j’étais en train de faire ce geste, mais aussi sur le résultat de ce geste. Et ça m’a surpris, troublé car je ressentais dans ce coup de pinceau quelque chose d’équilibré, harmonieux, esthétique ou étrange
.

 

En comparaison, dans les peintures ou dessins que j'avais pu faire avant
:
j'avais tendance à recouvrir le support et ensuite je rajoutais des détails, et des détails, et encore des détails, mais je ne trouvais jamais la sensation de finir ce que j’étais entrain de faire. Alors que dans ce coup de pinceau, tant sur le moment où je l’ai fait que sur le résultat, j’ai ressenti
à travers-lui la sensation d’un coup de pinceau final.
*Zorro
.
 
Fin de la comparaison. Après ce coup de pinceau, il m'est arrivé plusieurs évènements. Le premier, c’est que j’ai reposé mon pinceau en me disant que j’allais continuer de peindre la porte plus tard.
Je précise, moi je voulais vraiment repeindre cette porte, mais ce coup de pinceau m’avais tant surpris, troublé qu’il m’a fait reposer le pinceau à contre-coeur, en me disant qu'il valait mieux ne pas toucher et attendre
plus tard. Mais au final, je n’ai jamais continué de peindre, et cette porte est restée comme ça
:
Porte_MG_5505 2 - copie.jpg
Le deuxième évènement, c'est que j'ai découvert jour après jour, expérience par expérience, qu'il y avait dans mon quotidien plusieurs équilibres, harmonies, esthétismes, étrangetés dans le même genre. Par exemple, voyez-vous l'équilibre qu'il peut y avoir dans la disposition de plusieurs chewing-gum sur un bout de trottoir
?
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Ou
l'harmonie dans une façade d'immeuble qui s'abîme avec le temps
?
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Ou
l'esthétisme dans du métal qui rouille
?
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Ou
l'étrangeté d'une tache
?
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Une tache que vous auriez faite un jour, quelque part, mais ce jour là, vous aviez remarqué quelque chose
...
 
Il existe d'autres exemples, comme celui d'un arbre
,
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des affiches collées puis décollées et recollées
,
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une pierre usée
,
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le chemin que trace une fissure, les éclats d'un verre brisé, ou l'humidité dans un coin de mur, etc
.
Mais est-ce que vous voyez de quoi je parle ? Si oui, pour moi ces formes d'équilibres, d'harmonies, d’esthétismes, d'étrangetés sont similaires les unes aux autres, et je retrouve la même forme dans le coup de pinceau sur la porte
.
Le troisième évènement, c'est que j'ai pu partager cette sensation d'équilibre, d'harmonie, d’esthétisme, d'étrangeté avec d'autres personnes dans mon entourage
.
 
 
Le quatrième évènement, lorsque j'ai commencé à les rencontrer un peu partout dans mon quotidien, j'ai essayé de les nommer. Au début, j'ai utilisé les mots du dictionnaire mais au final j'ai créé un mot, pour des raisons de précision. Ce mot c'est Geste-Brut
:
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C'est à dire que pour nommer le coup de pinceau, je disais que c'était un Geste-Brut. De même pour les chewing-gum, les façades d'immeubles, le métal rouillé, etc. Et c'était assez pratique à la fois pour moi mais aussi pour les personnes avec qui j'en parlais parce que ça nous permettait de nommer, de désigner
.
 
Alors, Geste-Brut, c'est un nom commun masculin invariable qui s'écrit avec un G majuscule, un trait d'union et un B majuscule, et il a pour définition : gestes et résultats de gestes qui possèdent une forme d'équilibre
.
 

En + : Il aurait été possible de dire que c'est un nom commun féminin, ou d'utiliser le mot harmonie, esthétisme, ou étrangeté pour le caractériser, mais pour tenter de faire simple, la seule précision que je rajouterai à la définition, c'est que l'équilibre provient d'une tension entre un côté pensé et un côté pas pensé. Je m'explique. J’avais pensé à repeindre cette porte, mais je n’avais pas pensé à comment serait fait le premier coup de pinceau pour la repeindre. C’est à dire, ce n’est pas un hasard si ce coup de pinceau s’est retrouvé sur cette porte, mais ce qui relève plus du hasard c’est la forme qu’a prise ce coup de pinceau, comme les coulures à son amorce ou son remplissage parsemé à la fin. C'est de même pour les chewing-gum qu'on a pensé à vendre, mais dont on n'avait pas prévu comment ils finiraient les uns par rapport aux autres si ils tombaient en dehors d'une poubelle. Aussi pour la façade où il avait été prévu de faire un revêtement contre les aléas de la météo, mais où on n'avait pas pensé quel aléa précisément allait entraîner telle dégradation à tel moment. Etc
.
 
Avec du recul, et en dehors de la définition, j’aimerais rajouter qu’à travers ce Geste-Brut qu'était le coup de pinceau, j’arrivais à voir les conditions initiales dans lesquelles j’avais commencé à le réaliser, et les conséquences finales qu’auraient entraînées cette porte repeinte si j’avais continué de la repeindre dans ces mêmes conditions.
Je précise, je ne voyais pas tout, mais je voyais quelques éléments. Par exemple, je voyais dans les conditions initiales, que j’avais réalisé ce coup de pinceau debout, du centre vers le haut, avec un pinceau, en laissant la porte sur ses gonds, et que je n’avais pas mis ni sur moi, ni autour de la porte, des protections contre d’éventuelles taches de peinture, d’où l’emplacement, la sûreté ou le stress que je percevais dans ce coup de pinceau. Et comme conséquences finales, je percevais que si j’avais continué de repeindre cette porte dans ces conditions, j’aurais très probablement fait des taches, sur la poignée, sur le sol, sur moi, et un peu partout, et que la porte n’aurait pas été aussi bien repeinte
.
 
Et pour aller encore plus loin, je voyais aussi ce que j’ai appelé l’étincelle, c’est à dire les choses qui faisaient que dans toutes ces conditions initiales, moi, j’avais entraîné cette ébauche de conséquences finales. Et je dirai que l’étincelle, c’est tout ce qui animait la réalisation de ce geste. Comme, par exemple, la part d’idéal qui s’imaginait pouvoir repeindre cette porte, en un clic, sans faire de tache, ou alors la part de plaisir qui se trouvait heureuse de faire ce choix, ou bien la part de paresse qui avait conseillé de ne pas mettre de protections contre les taches, ou sinon la part de peur qui craignait de faire une tache, ou encore la part de besoin qui avait envie de repeindre cette porte et il y a en aussi plein d’autres que j’oublie ou dont je n'ai pas conscience
.
Le cinquième évènement, c'est qu'en plus de nommer les Geste-Brut, j'ai tenté de les attraper et de les montrer. Et pour cela, j'ai d'abord eu pour réflexe de prendre des photos comme celles que j'ai déjà pu vous montrer. Un de mes premiers Geste-Brut rencontré et photographié, après le coup de pinceau sur la porte, c'était un pot en verre dans lequel je venais de poser un bouchon en plastique, car c'était dans ce pot que j'avais entrepris de recycler ces derniers
:
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Mais au moment où je venais de faire ce geste, j’ai eu la sensation que ce que je venais de faire était équilibré, comme si j’étais dans une pièce de théâtre, en tant que spectateur de mon geste, réalisant une performance autoportrait dans laquelle j’enlevais un bouchon en plastique afin de le déposer dans le petit pot de recyclage. En dépit de la tournure comique, si j’avais pu mettre des caméras afin de filmer ce geste, sans y prêter attention, j’aurais pu vous le montrer en vous disant regardez ceci, c’était vraiment moi, à ce moment là, entrain de faire ça. Mais en plus de ce geste, j’ai aussi remarqué que l’ensemble des éléments qui étaient dans le pot, incluant le bouchon que je venais de poser, tout cet ensemble avait dans sa disposition une forme d’équilibre, comme si c’était une sculpture. Et j’étais là en train de remarquer tout cela et de me dire que ça ressemblait à ce qui s’est passé avec le coup de pinceau sur la porte. Puis je me suis demandé si c’était un Geste-Brut, et j’ai pris une photo pour voir si c’était possible de partager avec d’autres personnes cette sensation d’équilibre dans ce pot et ces bouchons. Avec du recul, je peux confirmer que cet équilibre provenait, lui aussi, d’un côté pensé et pas pensé. J’avais pensé à poser mon bouchon dans le pot, sans savoir comment j’allais le poser, ni comment il serait précisément installé par rapport aux autres bouchons. Mais après avoir pris la photo, ce qui m’a aussi troublé c’est que j’ai essayé de déplacer légèrement le bouchon que je venais de poser pour voir s’il y aurait toujours un équilibre. Puis une fois déplacé, je n’ai pas su trouver de réponse. Cependant le pot était plein, alors je suis parti le vider dans la corbeille de recyclage de l’immeuble, et une fois que les bouchons du pot venaient d’atterrir sur le tas déjà existant dans la corbeille, je me suis rendu compte que leur disposition était elle-aussi équilibrée, et que le geste que je venais de faire, même si je ne l’avais pas autant remarqué que celui d’avant, semblait lui aussi être équilibré. Puis, encore troublé, je suis retourné vers ma chambre pour reposer mon pot de recyclage vide, et j’ai vu au fil des semaines, une nouvelle sculpture de bouchons se construire
.
 
Et c’est ainsi que j'ai entrepris une collection de photos, lorsque c’était possible, des différents Geste-Brut que je rencontrais, le but étant de trouver les meilleurs exemples
.
+ Mouchoir chiffonné, corps, poubelle, carrosserie abimée ...
+ Table bureau avec stylo qui vient d'être posé // Bureau a côté
.
Cependant parmi tous les exemples, il y en a un particulier que je souhaite partager. Dans mon université, il était possible dans certaines salles de peindre sur les murs, et il y avait des murs où plusieurs peintures, avaient été accrochées puis décrochées mais où les coups de pinceaux qui avait débordés sur les murs lors de leur création, s’étaient les uns et les autres composés pour former des grandes fresques de Geste-Brut. Et je vous partage cet exemple, car je trouve en lui un écho particulier puisqu'il me semble à la fois similaire et opposé au coup pinceau fait sur la porte
.
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Mais la photo ne m’a pas suffi, et cela pour plusieurs raisons, mais la principale fut, je dois l’avouer, qu'il ne m’est jamais arrivé de rencontrer quelqu’un qui via seulement une photo ait immédiatement compris, sans aucune explication, qu’il s’agissait du Geste-Brut et de son fameux équilibre
.
 
 
+Audio +Installlation
+Vidéo : Une fois, en marchant dans la rue je me suis rendu compte que l'intersection dans laquelle je me déplaçais, avec l'ensemble des piétons qui circulait, était aussi un Geste-Brut. Alors j'ai essayé de filmer mais avec la vidéo et les moyens dont je disposais, ce n'était pas très concluant. L'idéal aurait été d'avoir une dizaine de caméras montées sur des pieds suspendus de vingt mètres de hauteur, le tout pouvant filmer sous plusieurs angles l'intersection. Ou encore plus idéal, ça aurait été de pouvoir extraire l'ensemble de ces piétons, sans les modifier, pour les mettre dans les meilleurs conditions possibles afin de capter sous tous les angles, par des caméras, appareils photos, ou par nos propres yeux, l'ensemble du sujet considéré. Mais n'ayant pas ces moyens à disposition, j'ai essayé de trouver une autre solution
.
 
Le sixième évènement est que l'autre solution a été de signer directement le Geste-Brut à l'endroit où il se trouvait. Et pour cela j'avais préparé des autocollants avec ma signature dessus. C'était une signature avec mon prénom en forme de code barre
:
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Pourquoi en forme de code barre ? Car je m'étais rendu compte qu'il y avait beaucoup de Geste-Brut, et que j'allais me transformer en machine à signature ( le code barre revêtant à la fois un aspect unique et répétitif ). Mais au final, je n'ai pas posé tant de signatures que cela, car ce moyen posait plusieurs inconvénients. Par exemple, dans le cas de l’intersection entre les deux rues, le jour où j’ai posé mon autocollant-signature, je ne savais pas quel moment j’étais en train d'attraper et de montrer. Etait-ce le moment où j’ai posé l’autocollant-signature ? Ou alors toute la période pendant laquelle il est posé ? Mais alors quelles limites à ce que j’expose ? Et puis si il n’y a plus personne qui passe, qu’est-ce qui continue d’être exposé ? Et ce qui me dérangeait le plus, c'est que la signature déformait ce que j’exposais. C’est à dire que ce n’était plus juste l’intersection de ces deux rues, ça devenait l’intersection de ces deux rues avec ma signature. Et si quelqu’un était amené à remarquer l’autocollant-signature, alors il se retrouverait à être en train de regarder le bout du doigt qui essaie de montrer le Geste-Brut
.
C’est pour ces différents inconvénients que je n’ai pas tant signé de Geste-Brut, mais en plus dans le cas de l’intersection entre les deux rues, au moment où j’ai posé mon autocollant-signature, j’ai ressenti la sensation de faire un Geste-Brut, un peu comme mon coup de pinceau sur la porte, ou mon bouchon de bouteille. Certes j’avais pensé à poser mon autocollant-signature, mais je n’avais pas, par exemple, pensé à comment j’allais exactement faire mon mouvement pour le poser. Et pourtant, j’ai vu à travers lui que c’était bien moi, à ce moment là, en train de m’accroupir à cet endroit pour poser mon autocollant-signature pour telles et telles raisons sur cette intersection. Et après ce ressenti de Geste-brut, tout cela m’a laissé une impression qu’il aurait peut-être mieux valu que je pose un autocollant-signature de moi en train de poser un autocollant-signature.
Mais cette impression d’être pris à contre pied m’est arrivée plusieurs fois dans l’exploration du Geste-Brut.
   D’ailleurs c’est la même impression que j’ai lorsque je remarque un Geste-Brut ou que j’essaie de le montrer ou de l’expliquer. Dès que j’ai remarqué l’équilibre qui s’écoulait dans cette intersection, j’avais l’impression qu’il changeait de forme. Ce n’était plus l’intersection des deux rues avec lesquelles je vivais, ça devenait l’intersection des deux rues avec lesquelles je vivais toujours mais dont je venais de remarquer l’équilibre. Et dès que j’essaie d’exposer un Geste-Brut, ou de l’expliquer, comme par exemple en ce moment, j’ai l’impression d’essayer d’attraper un savon qui glisse entre les mains. Car, comme à l’image de poser un autocollant-signature de moi en train de poser un autocollant-signature, j’ai la sensation de voir que le Geste-Brut qui apparaît c’est celui de moi qui est en train d’expliquer ou de montrer le Geste-Brut.
J'ai du donc chercher une autre solution pour attraper et montrer les Geste-Brut
.
Le septième évènement, c'est que la solution suivante a été de créer une forme d’art. Cette  forme d' art je l'ai nommé
l’art HyperBrut
:
The art HyperBrut
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El arte HyperBruto
Et j'ai donné pour fonction à cet art d’exposer tous les Geste-Brut, perçus ou non, directement à l’endroit où ils se trouvent, au moment où ils se produisent. Comme si de manière idéale, l'art HyperBrut se chargeait d’attraper et de montrer tous les Geste-Brut, en permanence, sous tous les angles, à n'importe quelle échelle et en mettant, toujours de manière idéale, une signature à chacun d’entre-eux, signature qui se renouvelle à chaque instant, les transformant tous en œuvres d’art, ou tout du moins en œuvres d’art HyperBrut
.
( la signature : description des conditions finales, étincelles et résultats finaux )
( Par exemple : photo d'un objet -> Geste-Brut -> art HyperBrut + Dada + Surréalisme + Ready Made + Daniel Spoerri ( Tableau piège ) + John Cage
(4'33) + Dripping (John Pollock) + StreetArt + LandArt (StreetLandArt) + Performance + art contemporain )
 

Est-ce que vous vous imaginez le nombre de Geste-Brut que ce concept permet d’attraper et de montrer, de façon simultanée, imbriqué les uns dans les autres ? Alors c’est vrai que dit comme cela, ça peut faire un peu brut, voir HyperBrut, mais l'idée c'est qu'en plus de ne plus avoir à attraper ou montrer les Geste-Brut, j’ai pu vivre petit à petit avec ce concept d’art HyperBrut. C'est un peu comme vivre dans une forme de musée-exposition. Et ça, c’est ce que j’ai appelé faire de l’HyperBrutalisme. Et selon moi, c’est ce que je fais. Je fais de l’HyperBrutalisme. C’est à dire que je perçois ou non des Geste-Brut, mais je sais que tous les Geste-Brut sont exposés de manière idéale par l’art HyperBrut, et découvrir, accepter, ou comprendre cela c’est faire de l’HyperBrutalisme
.
 
A ce moment là, si vous suivez toujours et que vous percevez de quoi je parle, alors sachez que vous êtes en train de vous faire HyperBrutaliser.
Si vous suivez mais que vous n’êtes pas sûr de bien tout percevoir, ne vous inquiétez pas, c’est que le processus est en cours
.
En + : Pour celles et ceux qui suivent toujours -> fin art contemporain pour laisser place à
art contemporain HyperBrutalisé
( ou art postcontemporain )
.
 
Mais j’aimerai préciser que je ne revendique pas que tout ce que signe l’art HyperBrut m’appartienne. La façon dont je vois ce concept, c’est que l’art HyperBrut existait avant que je le nomme, et que la charge qu’il endosse est bien mieux accomplie par lui que par moi. Laissez-moi aussi préciser que dans l’HyperBrutalisme que je développe, j’essaye d’améliorer les conditions initiales qui m’entourent, ainsi que les étincelles qui m’animent, ce qui a pour effet d’améliorer les Geste-Brut ainsi que les conséquences finales. Et disons que dans cette amélioration, je transforme du mieux que je peux les gestes en actes. Plus précisément, j’essaie de poser de plus en plus de conscience dans les choix que je fais
.
 
Avec le temps, il s’est avéré que je n’ai pas non plus eu besoin de raconter à tout le monde l’existence de
l’art HyperBrut.
Et cela résolvait cette problématique de poser un autocollant-signature de moi en train de poser un autocollant-signature
. Car l’art HyperBrut pris dans un certain sens, en plus d’exposer tous les Geste-Brut, il m’offrait la possibilité de ne pas avoir à expliquer ce qu’est l’art HyperBrut. Et ce sens fut de me dire que l’art HyperBrut, sous ce nom ou un autre, s'il s'avère être vraiment nécessaire, alors il serait découvert, décrit, et expliqué, un jour ou l’autre, par quelqu’un. Et j’ai choisi ce sens car il me paraissait être le plus judicieux pour évoluer, car en plus de ne pas à avoir à prêcher l’art HyperBrut, cela me permettait d'explorer avec mon imagination, les différentes conséquences que pouvaient entraîner une telle forme d’art si elle était communément connue et acceptée par la société
.
 
L'idée du concept d'art HyperBrut a commencé à émerger à partir de la fin de l'année 2014 et dans ma première partie de vie avec l'art HyperBrut, lol, je dirai qu'il y a eu plusieurs questions
...
 
( spectateur ou acteur? conserver taches? corps->Geste-Brut? équilibre table pièce de théâtre, table scène de cinéma? clown, monteur vidéos internet, téléréalité, réseaux sociaux, musée? trier : geste brute anodin, artisan, industriel, exposé, théâtre, cinéma, télé, étatique, naturel,… )
 
mais après deux années de digestion, à partir de la fin 2016, il n'y en a que trois principales, essentielles, centrales, à mes yeux. La première était de savoir s'il y avait une limite à l’art HyperBrut. C’est à dire de savoir s'il y avait une fin à ce musée-exposition. Ou alors des choses qui ne seraient pas des Geste-Brut, et qui du coup ne seraient pas sujets à être exposées. La deuxième question était de savoir s'il y avait une singularité, c’est à dire un Geste-Brut, ou peut-être plusieurs, plus spéciaux que les autres, plus particuliers, plus centraux, comme si, en comparaison avec le musée-exposition, il y aurait eu une œuvre plus importante que les autres, ou alors une fenêtre, une porte, un escalier, ou une quelconque bizarrerie dans ce musée-exposition. Et la troisième question était de savoir quelle place moi j’occupais à l’intérieur de ce musée-exposition. J’ai dit moi mais je pourrais très bien vous dire toi. Et la réponse la plus courte que je puisse donner à ce jour, à ces trois questions, c’est que l’art HyperBrut n’a pas de limite, selon mon point de vue, que la singularité c’est à la fois vous, moi, nous, et tout le reste, et que notre place à l’intérieur de ce musée-exposition c’est d’être une singularité
.
Mais il est possible de découvrir une version un peu plus imagée de cette réponse dans Univers 0
.
 
Et en parallèle de cette partie conceptuelle, il y a eu une partie plus concrète, dans laquelle j'ai réutilisé le Geste-Brut et son équilibre dans la peinture, le dessin et l'écriture. Car avec tous les Geste-Brut que je rencontrais, je trouvais avec eux des astuces, conseils, ou échecs, me permettant de me réapproprier l'équilibre. Vous pouvez découvrir cette parallèle sur les pages Réutilisation, Évolution, et
Carte des cartes
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